Option Fortune Industrielle Alliance Valeurs Mobili�res
Accueil
Compagnie
Planification financière
Accroissement
Protection
Transmission
Coordonnées

Option Fortune » Planification financière » Info Fortune

Info Fortune

Au cours des années, Anne-Marie Girard et Richard Giroux ont rédigé une foule d’articles sur les finances personnelles. Nous reproduisons ici l’un d’entre eux. Tous les articles se trouvent dans les archives.


Les avantages des régimes (REER) autogérés

Les REER ont été créés en 1957 pour permettre aux Canadiens de reporter leurs impôts et d'épargner pour leur retraite. Depuis, Revenu Canada continue d'augmenter le montant que l'on peut verser à un REER et cela, jusqu'à 69 ans.

Les REER se prêtent à de nombreux placements. Ils présentent différents degrés de risques et de rendements et comprennent un large éventail de véhicules d'investissement, notamment les fonds communs de placement, les actions, les obligations et les CPG.

Pourtant, s'astreindre à mettre de l'argent de côté n'a jamais été facile malgré le fait qu'on en reconnaisse la nécessité. Si l'on désire pourvoir à une retraite confortable tout en réduisant ses impôts, ce régime représente sans doute la meilleure solution.

Les régimes d'épargne-retraite autogérés peuvent convenir à quasiment tout le monde; ils offrent plus de choix, de souplesse, de contrôle et de commodités, sans parler de la protection contre le risque grâce à une plus grande diversification. Malgré tout, toutes sortes de bruits courent sur ces derniers; il faut toutefois vaincre les préjugés qui s'y rattachent pour tirer tout le parti de cette option de gestion de placement. Voici quelques uns des arguments les plus fréquemment évoqués, accompagnés des "contre-arguments" qu'il est important de retenir :

. Ces régimes ne conviennent qu'aux investisseurs très fortunés : Faux. Longtemps pointés du doigt, les frais fixes reliés à certains régimes sont de plus en plus modiques. Cette nouvelle réalité répondant aux besoins individuels, cette stratégie, devenue très attrayante au fil des ans, se trouve maintenant à la portée de la grande majorité des épargnants.

. Les investisseurs doivent "négocier" fréquemment pour se permettre un régime enregistré autogéré : Ceci est un mythe puisque bon nombre de régimes autogérés permettent d'investir dans les actions, les obligations et tous autres produits que l'on retrouve généralement dans ce type de régime. Mais il n'est pas nécessaire de "négocier" fréquemment, même que les experts déconseillent à l'investisseur moyen de le faire. D'ailleurs, beaucoup d'investisseurs réussissent très bien en n'effectuant que très peu de transactions au sein de leur REER. Le secret réside plutôt dans la sélection des titres au sein du régime et surtout dans sa pondération entre les diverses classes d'actifs.

. Un régime autogéré comporte plus de risque : Un autre mythe ! Ce n'est pas le régime qui est risqué mais plutôt le choix des titres que l'on fait. En fait, un régime autogéré peut, selon l'allure que vous lui donnez, être aussi risqué que prudent! C'est l'épargnant investisseur qui tient les rênes. À preuve, on pourrait y retrouver des titres très sécuritaires et obtenir un régime autogéré composé essentiellement d'obligations d'épargne du Canada, de bons du trésor, d'obligations municipales, de provinces ou même de corporations et d'obligations à coupons détachés.

. L'investisseur doit investir beaucoup de temps dans la gestion d'un tel régime puisqu'il doit se tenir quotidiennement au courant de l'évolution des marchés financiers : À ceci je répondrai simplement que la tolérance au risque est l'un des facteurs déterminants permettant à un conseiller financier de travailler de concert avec son client investisseur. Cette intervention servira, en outre, à optimiser le rendement via un choix de produits adaptés à la tolérance au risque du titulaire du régime. À l'opposé, un régime composé essentiellement d'actions ordinaires ou de certains fonds communs de placement plus volatils exigera, de la part d'un investisseur, un suivi plus régulier. Malgré tout, le réajustement de l'actif n'en sera que plus simple car, au sein d'un même régime, il est plus facile d'exercer le contrôle de ces placements. En vérité, les régimes enregistrés autogérés conviennent à plusieurs épargnants. Au contraire, leur gestion n'entraîne pas de perte de temps, car cela permet, à l'investisseur qui a accumulé, au fil des ans, autant d'institutions financières que de placements, le regroupement dans un régime unique et plus souple. L'émission d'un état mensuel facilite sa gestion et permet un contrôle parfait du contenu étranger (20 %), ce qui n'est pas nécessairement facile à réaliser dans d'autres circonstances. Finalement, cela permet de mieux réagir à l'évolution des conditions du marché et contribue à un meilleur contrôle des échéances des CPG, des obligations ou des coupons détachés.

En matière d'épargne mensuelle, il est généralement possible d'intégrer un programme de prélèvement automatique permettant l'étalement de la contribution permise au sein d'un REER durant l'année. Cette méthode aboutit à une croissance supérieure à long terme car l'argent ainsi accumulé fructifie tout au long de l'année. En plaçant régulièrement de petites sommes, l'investisseur épargnant profite également des avantages reliés aux achats périodiques par sommes fixes. À noter qu'il est aussi possible de créer un régime d'épargne retraite autogéré au conjoint qui offre des avantages supplémentaires comme le fractionnement de revenus. En conclusion, le désir d'un épargnant de vivre une retraite confortable ne se réalisera pas tout seul. Rappelons-nous que la sécurité financière est tout simplement le résultat d'une planification patiente, méthodique et bien orchestrée, grâce à l'épargne amassée au fil des ans dans le but de subvenir aux besoins de la retraite.

Source : Questions financières, société de fiducie MRS

Richard Giroux est planificateur financier et conseiller en placements.

Les manchettes

En collaboration avec: LesAffaires.com

Les marchés