Pour éviter de toucher le fond, un fonds parmi les fonds: le Fonds Sécurité
un fonds parmi les fonds:
le Fonds Sécurité
Depuis un certain temps déjà, les conseillers financiers de même que les institutions financières encouragent leur clientèle à diversifier ses types de placement. Ainsi, un plus grand nombre d'épargnants et d'investisseurs utilisent diverses stratégies de répartition d'actif pour leurs placements. En d'autres mots, après avoir précisé le niveau de volatilité du rendement que l'on est en mesure d'assumer, il est plus aisé de se doter d'un portefeuille prudemment diversifié qui favorisera l'atteinte de ses objectifs financiers. Dans cette foulée, on fera souvent appel aux fonds d'actions et d'obligations, canadiens et étrangers, aux liquidités et certificats de placement garantis, de même qu'aux fiducies de redevances en biens corporels, dans la composition de son portefeuille. La liste des fonds aptes à garnir un portefeuille diversifié est généreuse, et ce, tant et aussi longtemps que tout va pour le mieux et que la capacité d'épargner ou encore de respecter le flot de revenus puisés à même son capital le permet.
Qu'arriverait-il au REER ou encore à la stratégie de capitalisation que l'on a mise en place si subitement on devenait invalide et de ce fait incapable de poursuivre ses investissements pour une période plus ou moins longue? Toute la planification de la retraite en serait affectée.
De la même manière, pourrait-on voir son FERR fondre, non au soleil de la Floride mais bien sous les rayons des factures médicales imprévues au moment de l'analyse des besoins à la retraite?
Alors, pourquoi ne pas considérer l'ajout à son portefeuille diversifié d'un fonds équilibré dont le niveau de volatilité repose aussi sur le choix d'indices obligataires, boursiers et certificats de placements garantis mais conçu tout spécialement pour pallier les risques imprévus et assurer ainsi la sécurité de son patrimoine?
À vrai dire, si on admet le principe voulant que la planification financière comprend à la fois l'accumulation, la protection et la transmission du patrimoine, une stratégie d'accumulation et d'accroissement du capital ne saurait seule répondre aux attentes de la plupart des familles québécoises. Le Fonds Sécurité complète l'éventail des fonds commun de placement composant un portefeuille d'accumulation en procurant du même coup un véhicule de placement fort compétitif étant donné ses caractéristiques fiscales. En effet, il s'agit a priori d'un contrat d'assurance-vie de type universel grâce auquel les revenus de placement, générés au sein de la police, sont exonérés d'impôt. En plus de fournir un capital d'assurance-vie non imposable au décès, créant entre autres les liquidités nécessaires au paiement des 50 % d'impôt dus au fisc sur la valeur de la plupart des REER et FERR transmis à la seconde génération, le Fonds Sécurité permet, à certaines conditions, de retirer les sommes accumulées en franchise d'impôt dans le cas d'invalidité et de maladie (il peut s'agir d'invalidité professionnelle ou de maladie grave).
Étant donné que les assurances salariales collectives et individuelles ne couvrent en général que jusqu'à l'âge de 65 ans, ce sont les économies personnelles qui, par la suite, doivent faire office d'assurance. C'est pourquoi les prestations en capital que procure le Fonds Sécurité peuvent jouer un rôle majeur en ce qui a trait au financement des soins de santé après 65 ans ou avant, selon le cas.
Plus on dépose de primes dans le Fonds Sécurité pour accumuler des sommes en franchise d'impôt (selon la couverture d'assurance-vie choisie et les plafonds permis par la loi de l'impôt), plus on dispose d'un fonds de capitalisation (après avoir déduit les frais relatifs à la police) important dans le temps. (Le rendement des placements est variable.)
C'est comme si on pouvait aller puiser dans son REER ou FERR, sans impact fiscal, dans le cas d'invalidité ou de maladie. À ce chapitre, un nombre grandissant d'investisseurs se soucient de l'impact souvent dévastateur des coûts liés aux soins de santé sur le capital accumulé en vue de la retraite.
Analyse complète des besoins financiers
Offert par La Prudentielle du Canada, le Fonds Sécurité combine à la fois l'accumulation en franchise d'impôt, l'ajout d'une couverture d'assurance-salaire (optionnelle), le bénéfice de prestations en capital nettes d'impôt dans le cas de maladie et d'invalidité dans le temps et la prestation d'assurance-vie au premier ou second décès. Cette caractéristique première du Fonds Sécurité s'inscrit dans le cadre d'une analyse complète des besoins financiers d'une personne et vise au départ la préservation du patrimoine par la création de liquidités additionnelles au décès, pour fins fiscales ou autres. Mais attention, l'équilibre s'impose. Tout comme l'apport de 5 à 15 % (selon certains critères) de biens corporels au sein du portefeuille type suffirait à stabiliser les effets négatifs et les sautes d'humeur des marchés boursiers, l'investisseur prévoyant consacrant de 1 à 5 % de la valeur de son patrimoine dans un Fonds Sécurité sécuriserait les risques non reliés au marché mais bien à son état de santé et sa longévité.
Plusieurs compagnies d'assurance-vie offrent des programmes d'assurance-vie universelle présentant des caractéristiques plus ou moins semblables au Fonds Sécurité. Parlez-en à votre planificateur financier ou à votre conseiller en assurance de personnes car une planification successorale et une analyse des besoins s'impose avant de souscrire toute forme d'assurance-vie. De plus, il est à noter que de tels programmes requièrent à la souscription le meilleur état de santé possible. Bref, toute stratégie de placement devrait prévoir idéalement l'imprévisible quand il s'agit de sa capacité de respecter la planification des objectifs que l'on a établie, alors qu'on est vivant et en bonne santé!
Bonne année!
Richard Giroux est planificateur financier et conseiller en placements.
