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Les programmes sociaux au Canada ? Préparons-nous à une nouvelle réalité !

Les programmes sociaux au Canada ?
Préparons-nous à une nouvelle réalité !

Selon la Fédération des contribuables canadiens, les deux tiers de la population ne croient pas pouvoir compter sur le Régime de pensions du Canada (RPC) pour subvenir à leurs besoins à la retraite.

De plus, près de la moitié des Canadiens entendent puiser la majeure partie de leur revenu de retraite dans leur REER (source : The State of Mind of the Canadian Investor, The Strategic Counsel Inc., juillet 1997). À preuve, selon les mêmes sources, les Canadiens continuent d'investir des sommes records dans les REER, dont, par exemple, 26 milliards de dollars en 1996 (source : Fédération des contribuables canadiens).

Étant donné que l'avenir des programmes sociaux est de plus en plus précaire, l'investisseur devrait considérer sérieusement les points suivants :

- Selon Statistique Canada, près de la moitié des retraités canadiens, c'est-à-dire 45 %, touchent un revenu annuel inférieur à 15 000 $, somme qui tient compte de l'aide gouvernementale, des prestations de retraite et du revenu de placement.

- Les spécialistes en placement estiment que les particuliers auront besoin de 60 à 80 pour cent de leur revenu actuel pour préserver leur mode de vie à la retraite. Autrement dit, ceux qui gagnent actuellement un salaire de 55 000 $ devront épargner ou investir assez d'argent pour pouvoir retirer de 33 000 $ à 44 000 $ par an à la retraite.

- Les prestations actuellement versées au RPC servent à financer la retraite des aînés d'aujourd'hui et non celle des cotisants. Lors de la création du RPC en 1996, on comptait environ sept travailleurs pour chaque retraité, comparativement à près de cinq de nos jours. Or, on prévoit que le nombre de travailleurs par retraité passera à 1,5 d'ici le prochain siècle.

- Le 14 février 1997, le ministre des Finances, M. Paul Martin, annonçait que le taux des cotisations au RPC serait porté de 5,85 % à 9,9 % d'ici 2003. Il faut toutefois noter que le projet de réforme du gouvernement fédéral ne garantit pas l'absence de hausses ultérieures. En vertu de ce projet de loi, les contribuables qui gagnent 35 800 $ ou plus seront confrontés à une hausse de 690 $ et les travailleurs autonomes, qui doivent à la fois verser la cotisation d'employé et d'employeur, devront faire face à une augmentation de 1 400 $.

- On estime que 53 % des hommes et 82 % des femmes qui amorcent leur carrière à 25 ans n'auront pas atteint l'autonomie financière à la retraite, ce qui signifie que seulement 8 % des hommes et 2 % des femmes seront tout à fait à l'aise à leur retraite (source : Statistique Canada. Tiré de The Money Coach de l'Association canadienne des comptables généraux licenciés, mai 1996).

En cotisant ne serait-ce qu'un petit montant additionnel chaque mois, le contribuable pourrait voir son pécule grossir de plusieurs milliers de dollars au fil des ans.

Une stratégie de placement gagnante : le programme d'investissement systématique.

Le programme d'investissement systématique constitue un moyen d'épargne sûr pour la retraite, la maison, les frais d'éducation, ainsi que pour tous les autres objectifs financiers à long terme.

Il est plus facile de prendre l'habitude de mettre régulièrement un peu d'argent de côté que de tenter de rattraper le temps perdu ou d'être obligé de trouver un gros montant pendant l'année ou plus tard dans la vie.

Même si l'investissement systématique nécessite une certaine discipline, quelles que soient les fluctuations du marché à long terme, la récompense qu'on en retire en vaut bien la peine.

La méthode de la moyenne d'achat : une stratégie de placement gagnante.

L'investisseur qui a recours à cette méthode ne souffre jamais de la fièvre d'acheter ou de liquider. Ainsi, ses placements prospèrent même pendant les périodes de volatilité puisqu'il investit mensuellement une somme fixe, quels que soient les cours à ce moment-là. Bien entendu, certains titres coûteront moins cher que d'autres, compte tenu des fluctuations boursières. Aussi, certains mois, un déboursé équivalent lui permettra d'acquérir plus de titres et, avec le temps, le coût moyen de ses parts sera probablement moins élevé que s'il avait acquis tous ses titres d'un seul coup au moyen d'un placement forfaitaire. Grâce à la méthode de la moyenne d'achat, on peut investir des montants aussi petits que 50 $. Facilement abordables, toutes ces sommes réunies peuvent fructifier à un point tel qu'elles pourraient dépasser n'importe quel placement global qui aurait pu être effectué. Qui plus est, celui qui se prévaut de cette méthode d'achat rigoureuse a tendance à mieux dormir, car il ne s'inquiète jamais d'avoir investi "au moment idéal " (source : Votre actif- Fidelity Investment).

Voilà donc une bonne façon de mettre dès maintenant des sommes de côté, et ce, régulièrement, même en guise de contribution REER pour l'année en cours. Dans le cas d'une épargne pour le REER, l'épargnant profite pleinement de l'effet de capitalisation à l'abri de l'impôt durant une année supplémentaire. Nul doute qu'en février 1999, l'investisseur qui aura eu recours à l'épargne planifiée en découvrira les bienfaits puisqu'il n'aura pas, à ce moment, à envisager un emprunt quasi obligatoire pour souscrire à son REER.

Si l'important, c'est de participer, je puis vous assurer qu'on y gagne avec le temps !

Richard Giroux est planificateur financier et conseiller en placements.

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En collaboration avec: LesAffaires.com

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