Les maladies graves ne prennent pas de vacances…mieux vaut prévenir que guérir!
mieux vaut prévenir que guérir!
"Je profite de l'occasion pour vous souhaiter un bel été et terminer cette saison en attirant votre attention sur l'importance de vous protéger contre une bien triste éventualité : les maladies graves. Évidemment, nous préférons tous nous convaincre que nous n'en serons jamais atteints, sauf qu'avant de partir en vacances, nous sommes souvent plus motivés à prendre les mesures nécessaires pour qu'un incident malheureux ne vienne pas troubler cette période.
Pourquoi alors ne pas extrapoler ce raisonnement et l'appliquer aux maladies graves en général car une telle éventualité pourrait également compromettre l'atteinte de nos objectifs financiers. Cette réalité devient encore plus cruciale lorsqu'une personne très active est en voie de se constituer un patrimoine financier pour la retraite. La gestion du risque d'accident et de maladie grave devrait donc faire partie intégrante du plan de retraite.
Comme l'affirmait si bien certains messages publicitaires, le fait de survivre à une crise cardiaque est peut-être aussi terrible que la crise elle-même. Selon La fondation des maladies du cour et www.MedecineNet.com, cités par Canada-Vie, 80 % des patients admis à l'hôpital pour une crise cardiaque en réchappent. En effet, de plus en plus de gens survivent aujourd'hui à plusieurs maladies graves qui étaient auparavant mortelles, mais à quel prix?
On n'a qu'à penser aux coûts d'adaptation de la maison, de l'automobile ou encore aux frais médicaux supplémentaires et aux interventions médicales à l'étranger qui peuvent requérir des sommes souvent supérieures aux prestations d'assurance-invalidité que reçoit l'assuré via son contrat individuel ou collectif.
Effectivement, l'assurance de substitution du revenu remplace la perte de revenu et fait habituellement partie du portefeuille d'assurance de personnes. La protection forfaitaire en cas de maladie grave peut être disponible sous forme de contrat individuel et il est aussi possible de greffer une telle protection à un contrat d'assurance vie de type universelle.
Selon les compagnies d'assurance vie, la couverture en cas de maladie grave est offerte jusqu'à 65, 75, 85 ou 100 ans, sous une forme temporaire et renouvelable ou sous forme de primes nivelées.
Ainsi, au cours de sa vie, l'assuré bénéficie d'une protection forfaitaire en cas de maladie grave pouvant varier de 25 000 $ à 2 000 000 $, selon les programmes disponibles et l'intérêt assurable.
Les maladies graves attaquent plus souvent qu'on le croit et les victimes sont malheureusement très démunies devant les conséquences financières dévastatrices qui en découlent. Sachant que dans des conditions idéales, il est difficile d'épargner suffisamment pour faire face à des situations encore moins graves que la maladie, il serait important que vous vous questionniez honnêtement sur la durée de vos économies advenant le cas où vous ne touchez pas de revenu régulier en pleine période de capitalisation ou à quelques années de la retraite. Un mois ? Trois mois ? Six mois ?
En clair, la protection de l'accroissement du patrimoine est un aspect fondamental de toute planification financière qui se respecte. Peu importe que l'on détienne une assurance invalidité individuelle ou un programme d'assurance collective fournie par l'employeur, la rente mensuelle pourrait bien ne pas couvrir adéquatement les dépenses supplémentaires engendrées par une maladie grave comme un cancer, une crise cardiaque ou simplement un accident cérébro vasculaire(ACV).
La compagnie d'assurance vie Aetna vient de lancer le programme Renaissance qui permet d'obtenir, trente jours après le diagnostic d'une maladie grave couverte par le contrat proposé, un montant forfaitaire pouvant varier de 25 000 $ à 500 000 $ selon le programme choisi. Ces nouveaux contrats méritent qu'on leur accorde une attention particulière. Maintenant protégé contre toutes éventualités, l'investisseur pourra se servir de cette indemnité exempte d'impôt pour acquitter les dépenses inattendues, maintenir son style de vie ou poursuivre simplement la souscription de son régime d'épargne-retraite. Malheureusement, la vie est trépidante et imprévisible et, comme tout épargnant-investisseur, nos activités quotidiennes nous empêchent de réfléchir aux conséquences d'une maladie grave sur notre plan de match. Mais, si l'on considère que l'on risque deux fois plus d'être atteint d'une maladie grave que de mourir avant l'âge de 65 ans, on a tôt fait d'imaginer que l'on est plus vulnérable que l'on ne pense. Toutefois, la médecine moderne permet de plus en plus aux personnes souffrant d'une maladie grave de retrouver la santé, ce qui nous ramène indéniablement à la survie financière lors de la période de rétablissement. Voilà donc, un dur retour à la réalité pour l'investisseur confronté aux paiements de l'emprunt hypothécaire, des factures et des cartes de crédit, aux frais reliés à la thérapie, au retour au travail ou carrément à un changement forcé d'emploi.
Peu importe la manière de souscrire une telle protection, l'essentiel est de sensibiliser l'investisseur-épargnant à cette nouvelle réalité à laquelle les progrès de la médecine nous confrontent tous. D'autant plus que le marché est déjà bien outillé pour répondre aux besoins des assurés. La Prudentielle, Aetna et son programme Renaissance, Canada-vie avec son programme PrioritéVie, voilà autant d'exemples de compagnies d'assurance qui confirment l'importance de ces enjeux. Au rythme où la science évolue, il n'est pas étonnant de constater le nombre toujours croissant de remèdes accessibles. Il en va de même pour le domaine de l'assurance de personne, indéniablement tributaire des effets de la science sur la mortalité pour notre population vieillissante. Pensez-vous sérieusement que le système canadien actuel de soins de la santé s'améliorera ou ne croyez-vous pas plutôt qu'il se détériorera au cours des dix prochaines années? Un produit comme la protection en cas de maladie grave constitue certes, en complément à l'avancement de la médecine, un remède d'avant-garde à divers maux économiques!
(Sources : Canada-vie, Prioritévie et Prudentielle du Canada, Fonds Sécurité3 & programme Renaissance de Aetna Canada).
Richard Giroux est planificateur financier et conseiller en placements.
