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Les fonds d'obligation à haut rendement: Une classe d'actif à découvrir

Les fonds d'obligation à haut rendement
Une classe d'actif à découvrir

Face aux faibles taux d'intérêt canadiens, les investisseurs axés sur le revenu qui recherchent des rendements supérieurs ne peuvent plus se contenter des placements à revenu fixe traditionnels. Les obligations à rendement élevé constituent alors une solution attrayante : des rendements supérieurs à ceux des obligations gouvernementales avec moins de risque que les marchés boursiers.

IBM, General Motors et Goodyear, voilà autant de géants industriels qui ont émis des obligations à rendement élevé à leur début. Les sociétés canadiennes émettent des obligations à rendement élevé dans une grande industrie. C'est notamment le cas de Gulf Canada (pétrole & gaz), de Rogers Communications (câblodifussion), de Laidlaw (gestion des déchets) et de Loewen Group (salons funéraires).

Les obligations à rendement élevé rapportent davantage que les obligations gouvernementales et compensent le risque accru pris par les investisseurs. Les entreprises qui émettent des obligations à rendement élevé en sont généralement aux premiers stades de croissance, affichent un endettement supérieur ou ont traversé des périodes difficiles.

On ne dispose pas de données sur les rendements à long terme du marché canadien, mais aux États-Unis, où les obligations à rendement élevé ont été examinées en détail, les rendements dépassent souvent de 2 %, 3 % et même 4 % ceux des obligations gouvernementales.

Plusieurs sociétés de fonds communs de placement offrent depuis peu ce type de fonds aux investisseurs. " Ce type de fonds est en fait une nouvelle classe d'actif que l'investisseur averti devra sérieusement envisager au sein de son portefeuille ces prochaines années ", affirme Christian Bélanger, vice-président vente Québec, de la société Gestion financière Talvest inc. M. Bélanger décrit les priorités du portefeuille en quatre points :

  1. investir uniquement dans des émissions de sociétés à rendement élevé ;
  2. obtenir un rendement dépassant autant que possible celui des obligations gouvernementales ;
  3. choisir les meilleures émissions en fonction des recherches internes ;
  4. détenir 20 émissions afin de diversifier considérablement le risque.

Cumulant 25 années d'expérience comme gestionnaire d'obligations, dont les 14 dernières chez T.A.L., John W. Braive gère les Fonds d'obligations et de revenu Talvest qui ont systématiquement surpassé le rendement moyen de leur catégorie pendant huit des dix années d'existence de Talvest. John W. Braive est responsable de portefeuilles à revenu fixe totalisant 13 milliards $. Au 31 mars dernier, l'actif net du Fonds d'obligations à haut rendement Talvest/Hyperion était d'environ 59,859 millions $.

Pourquoi les obligations à rendement élevé constituent-elles une option de diversification ?

Il arrive parfois que les obligations à rendement élevé se comportent tantôt comme des actions, tantôt comme des obligations :

  • Dans les marchés calmes, les obligations à rendement élevé sont davantage synchronisées avec les obligations ; et
  • Dans les marchés volatils, elles fluctuent comme des actions et dans la direction opposée à celle des obligations.

Le cabinet de recherches SEI Financial Services considère les obligations à rendement élevé comme une catégorie d'actif distincte. Pourquoi ? Parce qu'elles affichent des caractéristiques de risque et de rendement qui leur sont propres et qu'elles fluctuent parallèlement à d'autres véhicules de placement. Donc, le fait d'ajouter des obligations à rendement élevé à un portefeuille permet de compenser tout repli des actions ou des obligations ordinaires. Avec le temps, cela se traduit par des rendements supérieurs et des risques moindres. Le Fonds d'obligations à haut rendement Hyperion intéressera aussi bien l'investisseur axé sur le revenu qui cherche à se prémunir des faibles taux d'intérêt que l'investisseur dynamique qui souhaite hausser ses rendements à revenu fixe. En effet, les distributions sont versées trimestriellement ou sont réinvesties pour un intérêt composé optimal. Admissibles au REER à 100%, l'échéance moyenne des obligations que l'on retrouve au sein du portefeuille est d'environ 10 ans. Le gestionnaire entend limiter le risque en diversifiant ses placements entre 20 émissions à rendements élevés provenant d'un grand éventail d'industries.

En résumé, il est tout de même recommandé d'allouer de 10 % à 30 % de la composante d'un portefeuille obligataire à cette catégorie d'obligations. Les obligations à rendement élevé au Canada représente un marché en pleine expansion et le gouvernement canadien ne prévoit pas émettre de nouvelles obligations avant l'exercice financier 1998-1999. Cela laisse donc présager une pénurie d'obligations gouvernementales dans un avenir rapproché. Résultat : les investisseurs devront envisager des solutions de rechange telles que les obligations à rendement élevé émises par les sociétés. Bref, une suggestion intéressante à envisager pour augmenter ses revenus dans un FEER ou encore, une composante essentielle d'un portefeuille de placement au goût du jour.

Richard Giroux est planificateur financier et conseiller en placements.

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En collaboration avec: LesAffaires.com

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