L'ascension du gaz naturel
Tout comme le pétrole, le gaz naturel appartient, entre autres, à une catégorie d'actif que l'on nomme "biens corporels". Il est abondant, moins polluant que les autres combustibles, coûte moins cher et semble promis à un brillant avenir.
De tous les combustibles fossiles, c'est le gaz naturel qui promet la plus forte croissance pour l'avenir. Bien que ce combustible ne représente actuellement qu'environ le quart de la consommation totale d'énergie, ce pourcentage risque de doubler dans les 20 prochaines années. De la même manière que le charbon a remplacé le bois et que le pétrole a remplacé le charbon au rang des principaux combustibles dans l'histoire de la consommation d'énergie, le gaz naturel remplacera le pétrole au cours des 50 prochaines années.
Depuis le "boom " industriel de l'après-guerre, à la fin des années 40, le pétrole n'a cessé d'être la première source d'énergie du monde industrialisé. Ce statut privilégié est largement dû au fait que le pétrole était alors abondant et peu coûteux, tandis que la demande était croissante. Le pétrole représente aujourd'hui plus de 40 % de la consommation totale d'énergie dans le monde et on s'attend à ce qu'au cours des 20 prochaines années, la demande augmente encore en raison de la croissance économique et démographique qui se poursuit dans les nouveaux pays industrialisés, ainsi que dans les pays du tiers monde, comme ceux de l'Asie du Sud-Est et de la région du Pacifique. Comme nous fabriquons près de 80 000 produits dérivés du pétrole, ce n'est donc pas demain que nous cesserons d'utiliser le pétrole.
S'il n'en tenait qu'aux seules considérations écologiques, le passage au gaz naturel devrait s'effectuer de façon rapide et constante. À titre d'exemple, il ne saurait tarder le moment où nous pourrons observer, dans le monde de l'automobile, certains pays faisant la promotion du gaz naturel comprimé pour les véhicules. Cela existe déjà depuis près de 50 ans en Italie ; d'ailleurs, nous pouvons constater dans ce pays, à l'heure actuelle, que des centaines de milliers de véhicules en circulation fonctionnent au gaz naturel. Même si en Amérique du Nord, le gaz naturel est surtout utilisé pour certains camions et véhicules de transport en commun, il n'en demeure pas moins que nos infrastructures ne permettent pas les déplacements sur de longues distances, car les stations de ravitaillement sont peu nombreuses et éloignées les unes des autres. Cependant, à mesure que ces problèmes seront surmontés, ce type de combustible occupera une place de choix dans le secteur du transport.
Par ailleurs, en matière de chauffage, le gaz naturel représente actuellement une solution intéressante et économique pour de nombreux utilisateurs. La crise du verglas l'hiver dernier a, dans ce sens, forcé les Québécois à remettre en question leur dépendance absolue d'une source unique d'énergie. À cet égard, nombre d'entre eux ont déjà fait des choix alternatifs, comme, par exemple, la biénergie. Force est de constater que le recours à l'énergie hydroélectrique est limité pour diverses raisons : les quantités d'eau disponibles, les préoccupations écologiques, les revendications territoriales des autochtones, pour ne nommer que celles-là. Bien sûr, il existe d'autres formes d'énergie, comme l'énergie solaire, entre autres, et l'énergie éolienne qui nous faisait assister récemment, par le truchement des médias, à ses débuts prometteurs, quoique toujours embryonnaires. Cependant, ces dernières sont toujours de deux à cinq fois plus coûteuses que les combustibles fossiles.
La demande sans cesse croissante de nos voisins du sud fait, du marché des États-Unis, un marché naturel pour le Canada en matière d'exportation. Cela représente donc, pour notre pays, un débouché essentiel pour son gaz naturel. Chez nous, on prévoit que la demande nationale augmentera au rythme de 3 % par année. Le Canada étant l'un des trois pays producteurs en importance dans le monde, il est important de souligner que, contrairement au pétrole qui est commercialisé à l'échelle mondiale, le gaz naturel l'est à l'échelle du continent. Connaissant maintenant toutes ces données, il est donc fort alléchant de considérer un investissement dans des sociétés ou dans des produits spécialisés de ce secteur, car ce dernier représentera une augmentation de nos besoins (demande ) vs une (offre) de plus en plus limitée. Conservons simplement à l'esprit que, malgré les taux de succès impressionnants en matière d'exploitation ou de forages effectués sur des sites de gisements connus, généralement concentrés en Alberta, l'expérience et la référence d'un bon entrepreneur constituent, dans ce domaine d'activités, les critères les plus importants à surveiller. De même, à l'investisseur tenté par le bas prix actuel des matières premières, on conseille en premier lieu d'éviter les sociétés débutantes et de se concentrer sur des sociétés expérimentées ayant obtenu des statistiques et des résultats tangibles. À cet égard, le taux de succès obtenu par ces sociétés, dans le passé, permettra à l'investisseur avisé d'obtenir des preuves détaillées du taux de rendement réellement obtenu. Finalement, l'opinion neutre d'un géologue conseil indépendant, ou encore d'une firme d'ingénieurs spécialisée dans le pétrole et le gaz naturel, devient essentielle avant de procéder à ce type d'investissement. C'est d'ailleurs généralement à travers cette opinion neutre et professionnelle que l'investisseur retrouvera les données techniques et financières du projet.
Dans un article publié dans l'édition du 28 mars dernier (article disponible sur le site de www.matcheconomique.com), je mentionnais les détails de la Société en commandite accréditive NCE (98) offerte par le biais de conseillers en placements. Sachez que bon nombre d'investisseurs à travers le Canada ont déjà souscrit à cette nouvelle émission qui totalisera, si le maximum prévu est atteint d'ici le 31 décembre, un maximum de 75 000 025 $. Ce placement est assorti d'avantages fiscaux importants dans une société en commandite qui détiendra des actions de sociétés de ressources naturelles engagées principalement dans l'aménagement et l'exploration du pétrole et du gaz naturel au Canada. La société NCE tient à informer le public qu'il est toujours possible de participer à la troisième séance de fermeture qui se terminera le lundi 28 septembre 1998. Comme il est toujours recommandé de consulter le prospectus et de le lire attentivement avant d'investir, adressez-vous à votre conseiller en placements pour en obtenir une copie.
Richard Giroux est planificateur financier et conseiller en placements.
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En collaboration avec: LesAffaires.com
